Echo Magazine Mar 15.2006
Le réalisateur suisse parvient à garder la distance entre le fait et le commentaire au profit d'une oeuvre étonnante d'objectivité.

Superbe.
Le Matin Mar 09.2006
«Thé Giant Buddhas» offre une réflexion captivante sur les tensions religieuses et le fanatisme résonnant de manière troublante avec les récentes polémiques au sujet des caricatures de Mahomet.

Un documentaire remarquable.
Le Temps Mar 10.2005
Quatre ans après son fameux documentaire «War Photographer», le Soleurois Christian Frei est de retour d'Afghanistan avec un formidable nouveau film, «The Giant Buddhas».

Les excellents documentaristes suisses ont beau se presser au portillon, Christian Frei possède une longueur d'avance. Est-il que s'il n'y a qu'un film documentaire à voir cette année, ce sera sans doute «The Giant Buddhas», son étonnante méditation à partir de la destruction des deux statues géantes de la vallée de Bamiyan par les talibans, en mars 2001. Un film qui donne l'impression de voyager - voire rendre - intelligent!

De son cinéma, Christian Frei considère qu'il traite de thèmes universels, quoique toujours à partir de rencontres fortes et dans le souci de renverser les priorités médiatiques établies. Apparemment plus proche d'une forme d'«essai», The Giant Buddhas n'échappe pas à la règle. Précédé d'un long travail de recherche et de repérages, il utilise de telles rencontres pour finir par évoquer de grandes idées comme le fanatisme, la tolérance et l'ignorance. Avec, pour incipit, ce mot provocateur du cinéaste iranien Mohsen Makhmalbaf: «Je suis maintenant convaincu que les statues du Bouddha n'ont pas été détruites. Elles se sont effritées de honte. A cause de l'ignorance, en Occident, de l'Afghanistan.» Cinéaste de «classe mondiale», Christian Frei? Assurément.

Rarement film aura fait voyager aussi intelligemment.

24 Week-end Mar 02.2006
Avec des images pleine d'histoire et de présent, une langue posée et poétique, "The Giant Buddhas" chante, sans faux effects, le pluralisme culturel et la nécessaire introspection face auf fanatisme et à l'ignorance. Un engagement tout en distance. Sobre et convaincant.
Sean Farnel, Festival international de Cinéma Toronto Feb 09.2006
Une enquéte magnifique! Sinueuse, déroutante, poétique et profonde.
L’Express et L’Impartial Feb 09.2006
Avec la virtuosité signifiante qu’on lui connaît, Frei confronte les points de vue de diverses personnes qui ont été profondément interpellées par cet acte emblématique d’un certain état de notre monde. Sur un mode qui n’exclut jamais la poésie, le cinéaste donne aussi à voir nos stratagèmes pour conjurer la perte et l’oubli (…) ‘Un pays vit si sa culture survit.’. Cette phrase est gravée au fronton du Musée national de Kaboul, qui fut bombardé et pillé à maintes reprises. La belle oeuvre de Frei lui redonne tout son sens!»
ARTE Metropolis Dec 17.2005
La vallée de Bamyan est le théâtre d’une aventure cinématographique, et d’une évocation du passé. Ici, malgré les protestations internationales, les talibans ont fait sauter deux gigantesques statues de bouddha, laissant deux trous béants... qui sont le point de départ d’un vaste travail de recherche entrepris par le documentariste Christian Frei. Les foyers de violence ont toujours intéressé ce Suisse de 46 ans. Son portrait du photographe de guerre James Nachtwey l’a rendu mondialement célèbre. Les images du danger exercent sur lui une véritable fascination. Deux plaies, deux niches orphelines dans la roche, deux espaces de liberté historique anéantis... quel sujet !
Le réalisateur part à la recherche d’images disparues. Une seule chose est plus forte que la dynamite des talibans : la force du souvenir, ce souvenir que Frei évoque dans son film... Une longue histoire baignée de mystères. Christian Frei remonte le temps. Il rencontre un archéologue afghan qui, depuis trente ans, est à la poursuite de quelque chose de vraiment sensationnel, un troisième bouddha mentionné sur une très ancienne carte de pèlerin. Elle doit être ensevelie quelque part, cette imposante divinité couchée. Depuis la fin du régime taliban, le professeur Tarzi, qui a fait ses études d’archéologie à l’université de Strasbourg, a entrepris un vaste chantier de fouilles. Christian Frei a suivi ses travaux. Le bouddha couché, que les archéologues supposent se trouver dans un cloître enseveli, reste introuvable. Où est donc le bouddha de Bamyan ?"
Le journal du Jura Nov 18.2005
Ramenant au centre des préoccupations de son film le rapport universel de l'humain à sa mémoire et sa spiritualité, ici coincées entre violence et terreur, Christian Frei tente de concilier diversité d`opinion religion et culture en en donnant à voir certaines limites. Ce sont justement ces frontières invisibles que des tragédies de ce genre mettent en exergue. Comme un flagrant déni d'humanité qui consiste à
anéantir toutes traces de l Autre.
L'Hebdo Aug 11.2005
Magnifique!

L’auteur de "Ricardo, Miriam y Fidel" et de "War Photographer" est un très grand cinéaste.

Pour The Giant Buddhas, le réalisateur retrace la longue histoire des statues géantes du Bouddha dans la vallée de Bamiyan, en Afghanistan. Erigées il y a quinze siècles dans un important lieu de pèlerinage sur la route de la soie, ces deux colosses ont péri en mars 2001 sous les coups des talibans. Les iconoclastes enturbannés se sont acharnés pendant quinze jours sur les idoles de pierre avant de les mettre à bas avec quelque 50 tonnes d’explosif!

S’il ne reste qu’un tas de gravats au fond des niches, les statues survivent sous d’autres formes. Dans les souvenirs, dans les rêves… Un archéologue fait des fouilles pour retrouver une troisième statue, un Bouddha couché de 300 mètres de long. En Chine, dans un parc d’attractions, on a sculpté à flanc de colline une réplique grandeur nature (55 m) du Bouddha de Bamiyan avant de l’escamoter mystérieusement. A l’EPFZ, des ingénieurs reconstruisent sur ordinateur les artefacts disparus.

Film poétique, film engagé, The Giant Buddhas parcourt le monde, interroge la mémoire et fait comprendre que la réalité est toujours plus complexe que les bulletins d’information. Et si, comme le suggère le cinéaste iranien Mohsen Makhmalbaf, les statues s’étaient simplement «effritées de honte, à cause de l’ignorance, en Occident, de l’Afghanistan»?. A méditer, cette sentence universelle gravée au fronton du musée dévasté de Kaboul: «Un pays vit si sa culture survit».
Pardo News Aug 09.2005
Un habitant de la vallée de Bâmiyan, un reporter d'Al Jazeera, une journaliste-écrivain afghane réfugiée au Canada et un professeur d'archéologie de Strasbourg se retrouvent devant la caméra de Christian Frei pour échanger leurs perspectives sur cette destruction. "Je ne voulais pas faire intervenir un trop grand nombre de témoins pour garder une certaine intimité et donc éviter au propos d'être dilué," explique Christian Frei. Plus intigrant, l'éclairage qu'amène au documentaire le carnet de voyage d'un pèlerin chinois du 7ième siècle, dont Christian Frei a suivi les traces. Arrivé a Bâmiyan en 632, ce moine décrit avec précision la vallée telle qu'elle apparaissait alors, révélant la présence d'autres bouddhas, à la recherche desquels s'est lancé le réalisateur.

"J'étais fasciné par le fai qu'une personne d'une culture totalement étrangère à la nôtre soit partie à la découverte du monde, à la manière d'un Marco Polo, faisant ainsi découvrir l'endroit sous une perspective totalement différente."

C'est finalement la beauté et la sérénité qui prédominent dans Giant Buddhas.
Catalogue Locarno Filmfestival Aug 03.2005
Dans le décor incroyable de ces paysages d’Orient, le réalisateur questionne avec sensibilité et justesse le rapport de l’homme à son histoire, à sa spiritualité, à la violence et à la terreur. Il s’éloigne du drame pour aller chercher dans les regards de ses interlocuteurs un témoignage de vie et d’émotion, les doutes, la tristesse, la peur et l’espérance. Les statues détruites en sont le prisme.